Il l’a bien mérité!

Par Richard Durand, conférencier et conseiller en gestion des performances

Combien de fois entendons-nous cette phrase lorsque l’adversité s’acharne sur quelqu’un? Qui d’entre nous peut se vanter de ne l’avoir jamais prononcée? Et combien parmi ceux qui affirment ne jamais tenir un tel language, peuvent affirmer honnêtement ne jamais entretenir de telles pensées? Le groupe devient de plus en plus restreint, n’est-ce pas? Il serait grand temps que nous réalisions la teneur positive de cet énoncé. Tout est façon de voir la vie. Acceptez mon invitation, faites le tour de la lorgnette et pour une fois, cessons de regarder par son petit bout.

Vous êtes en place, bravo! Voyez comme c’est simple. Vue du côté positif des choses, cette phrase devient un facteur de motivation extraordinaire. Avons-nous déjà essayé d’accoler un succès à notre énoncé du début? Lorsqu’un ami est promu à des fonctions supérieures, l’expression " il l’a bien mérité " prend tout son sens; le seul que nous devrions utiliser en fait!

Placé dans une perspective personnelle, la phrase " j’ai ce que je mérite " devient une puissante poussée vers le dépassement de ses propres limites. Chacun d’entre nous peut facilement faire l’expérience qui suit. Au travail, traitez chacun de vos fournisseurs, collègues, employés, même les plus exécrables (il y en a toujours) avec beaucoup d’égards. Au bout d’un certain temps, même les plus négatifs d’entre eux seront incapables de continuer la guerre d’usure, et beaucoup de conflits épuisants seront atténués ou encore complètement dépassés. Lorsque vous serez libéré de l’animosité, vous pourrez vous dire : " J’ai ce que je mérite ".

Encore quelques sceptiques? Qu’à cela ne tienne, il y en aura toujours; ils nous poussent à aller plus loin. Continuons donc notre exploration. Le chimiste français François Lavoisier ne saisissait peut-être pas l’ampleur de sa découverte lorsqu’il énonça, au dix-huitième siècle, son principe selon lequel rien ne se perd, ni se crée, tout n’étant que transformation. Ainsi, toutes nos actions positives ne se perdent pas, elles se transforment et nous reviennent. Analysé ainsi, le principe chimique de Lavoisier pourrait s’appeler le boomerang énergétique de Lavoisier. Ce dont il faut se rendre compte, c’est qu’effectivement, nous avons ce que nous méritons et récoltons ce que nous semons. Une fois ce principe bien compris, les limites n’existent plus. Plus je veux recevoir du positivisme, plus j’en sème. Il s’agit d’une recette fort simple qui peut s’appliquer dans tous les domaines de notre vie. Combien d’entre vous peuvent résister à la tentation de ne recevoir que le meilleur dans votre entourage.

Travailler dans une ambiance d’harmonie avec tout le monde n’a pas de prix. Et vous pouvez obtenir ce résultat presque sans effort; vous serez surpris de l’étonnante facilité avec laquelle vous pouvez atteindre cet objectif : tout est question d’attitude! Par exemple croyez toujours à ce que vous faites! Will Rogers a dit :  "  Soyez compétent et aimez votre travail ". Mais il ne s’est pas arrêtez là, il a ajouté : " ET CROYEZ-Y "! Un homme dont l’anniversaire approchait appela un de ses amis pour l’inviter à sa fête : " Louis, j’ai organisé une réception pour demain soir et je t’y invite. Comme ce sera sans cérémonie ne prends pas la peine de te changer. Tu pourras peser sur la sonnet avec ton coude et entrer ensuite. " Au bout du fil, son ami lui demande : " Extraordinaire! Mais pourquoi sonner avec mon coude? "…  " Louis, c’est mon anniversaire! J’espère que tu n’arrivera pas les mains vides! " Les gens sont toujours plus impressionnées par la profondeur de votre conviction que par le brio de vos raisonnements; plus par votre enthousiasme que par les preuves que vous leur servez. Celui qui croit obstinément à un produit, à une idée ou à un service convainc aisément son interlocuteur. C’est d’ailleurs ce degré de foi qui a animé les grands hommes à travers les âges : ils croyaient à ce qu’ils faisaient. Tout change de façon vertigineuse. Tout dans votre façon d’agir, d’administrer votre compagnie. Le monde est un miroir qui renvoie à chacun l’image des ses pensées, de ses convictions et de son enthousiasme. Ne demandez jamais à quelqu’un de faire quelque chose de laquelle nous n’êtes pas entièrement convaincu vous-m&ecir c;me : il ser la fera pas ou la fera mal. Celui qui, par exemple, n’aime pas sont travail, ne peut demander aux autres d’aimer leur travail et de le faire avec enthousiasme. Le plus grand pouvoir de persuasion et de conviction, c’est l’exemple. Croyez à ce que vous faites, semez des idées positives et préparez vous à recevoir en retour le meilleur…….Vous l’avez bien mérité!